Nova Scotia Duck Tolling Retriever (retriever de la Nouvelle Écosse)

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Origines et standard

Origines

Les origines du Nova Scotia Duck Tolling (Retriever de la nouvelle Écosse) ne sont pas vraiment établies. Originaire de la côte Est des provinces maritimes du Canada où la chasse aux gibiers à poils et à plumes a toujours été une occupation primordiale, l'histoire est plutôt vague,mais l'on sait que des chiens "Tolling" (jappement très particulier, sorte de tintement qui peut rappeler le cri du renard) ont été utilisés depuis le milieu du 19ème siècle sur les terres entourant le Golfe du Saint Laurent.

Un aspect reste constant, c'est la nécessité de l'apparence du renard. Le gibier d'eau sauvage montre souvent une curiosité, presque au point d'en être agressif et, sont connus pour avoir même attaqué un renard feu rodant sur le rivage. Les anciens chasseurs de canards exploitèrent cette tendance pour attirer à portée de leurs filets, ou d'arcs de chasse et plus tard à portée de fusil, en utilisant comme leurre des peaux de renards. Finalement le besoin de créer un chien qui ressemblât à un renard fut réalisé et ainsi le Nova Scottia Duck Tolling fut créé.

L'art d'utiliser ce chien est pratiquement universel. Lorsqu'un grand nombre de canard ou gibier d'eau est repéré soit dans l'eau, ou une île, ou sur les berges, le chasseur se cache derrière quelque feuillage naturel ou des cachettes construites à cet effet, et commence à jouer avec son "Tolling" en jetant une petite baguette de bois le long de la berge pour qu'il le rapporte. L'originalité de ce chien tient à sa façon de travailler. Il "appelle" en frappant l'eau le long de sa berge en émettant un aboiement très spécifique (Tolling) et l'acte est répété jusqu'à ce que les canards remarquent le manège qui est constant sur la rive. Rendu curieux ou furieux par les actions du chien, le gibier d'eau se regroupe pour attaquer l'intrus, se rapprochant jusqu'au moment où ils arrivent à portés des chasseurs cachés. Le chien se jette ensuite à l'eau pour rapporter le gibier tué.

Ceci donne un aperçu des origines du Nova Scotia Duck Tolling mais il ne faut oublier qu'au cours des ans cette race a été utilisée avec succès comme chien de chasse conventionnel, ramenant divers gibier, de la bécassine au faisan en passant par le canard.

La race ne s'est fait connaître que récemment hors de son pays d'origine. Bien qu'établie depuis plus de 1OO ans, elle n'a reçu son premier standard que durant les années 1940 et n'est reconnue par la FCI que depuis 1982.

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Le standard

Aspect général : le Nova Scotia est un chien de taille moyenne, puissant, compact, bien proportionné et bien musclé, son ossature est moyenne à lourde. Il est extrêmement agile, très éveillé avec beaucoup de détermination. Souvent ce chien a une air quelque peu triste, mais au moment ou il entre en action, son aspect change et exprime concentration intense et ardeur. Au travail, ses allures sont rapides et très actives, la tête presque à la hauteur de la ligne de dessus et la queue battant absolument sans arrêt.

Comportement et caractère : très intelligent, très endurant et très réceptif. Ce nageur robuste et habile est de nature rapporteur, tenace sur terre et dans l'eau. Au moindre signe lui indiquant que le moment est venu de rapporter, il est prêt à partir de son allure élastique. Sa passion pour le rapport et son caractère enjoué sont les qualités indispensables à son aptitude de Retriever et d'appelant.

Tête : la tête est bien dessinée et légèrement cunéiforme.

Région crânienne : le crâne large n'est que légèrement bombé, l'occiput n'est pas proéminent et les joues sont plates. Pour un mâle de taille moyenne, la bonne largeur du crâne entre les oreilles est de 14 cm, s'amenuisant jusqu'à 3,8 cm au chanfrein. La longueur de la tête mesurée de l'extrémité de la truffe à la protubérance occipitale, est approximativement de 23 cm. La tête doit être bien proportionnée au corps. Le stop est modérément marqué.

Région faciale : la truffe s'amenuise de sa base à son extrémité ; les narines sont bien ouvertes. La couleur de la truffe doit se marier harmonieusement à celle de la robe ou être noire. Le museau de profil va en s'amenuisant de la dépression cranio-faciale à l'extrémité de la truffe, la mâchoire inférieure est puissante sans être proéminente. Le profil intérieur du museau dessine la commissure des lèvres à l'angle du maxillaire une ligne presque droite, la hauteur du museau est plus grande au niveau de la dépression cranio-faciale qu'au niveau du nez. Le poil est court et fin sur le museau. Les lèvres assez appliquées, dessinent de profil un léger arrondi sans former de lourdes babines. La mâchoire a un articulé en ciseaux, bien en contact; la denture complète est exigée. Le chien doit avoir la dent douce. Les yeux sont bien écartés, en forme d'amande, de grandeur moyenne, de couleur ambre à marron. Leur expression est amicale, vive et intelligente. Le pourtour des yeux (bord des paupières) doit être de la couleur des lèvres. Les oreilles sont de forme triangulaire, de longueur moyenne, attachées haut et bien en arrière sur le crâne ; l'oreille est très légèrement relevée à la base et bien frangée à l'arrière du pli ; sur l'extrémité arrondie, le poil est court.

Cou : Fortement musclé, bien attaché, de longueur moyenne, sans aucun signe de fanon.

Corps : La ligne de dos est horizontale, le dos est court et droit, le rein solide et musclé. La poitrine est bien descendue jusqu'au niveau du coude, les côtes sont bien cintrées, ni en tonneau ni plates. Le ventre est modérément remonté. La queue est large à la naissance, elle prolonge la très légère inclinaison naturelle de la croupe. Elle est garnie de franges abondantes. La dernière vertèbre caudale atteint au moins le jarret. La queue doit être portée plus bas que la ligne de dos, sauf quand le chien est en éveil ; elle est alors portée haute et courbée, sans jamais toutefois touchée le tronc.